Parfois il neige en avril
De Joao Santos Lopes
Distribution
Traduction et Mise en scène : Paulo Correia
Assistants : Muriel Coadou, Frédéric De Goldfiem /
Avec
Pierre Blain : Paulo / Lionel Buisson : Gabriel / Fanny Gatibelza : Madalena / Julio Guerreiro : Joao / Stéphane Kordylas : Rafael /Fabrice Talon : Pedro
Et
Laetitia Halot : conception audiovisuelle / Laurent Bastide : Lumière et Son / Paulo Correia : Scénographie / Thomas Collet : cohérence graphique / Equipe technique de la Comédie de Saint-Etienne / Et la participation de Marie Coadou
Coproduction Comédie de Saint-Etienne/ Collectif7 2001
Synopsis
Sur un quai de gare désaffectée, cinq jeunes blancs aux noms christiques, apportent sur l’autel du sacrifice une jeune femme « black » du nom de Madalena, enlevée dans un des ghettos noirs des alentours. Plus qu’une simple dénonciation de la violence urbaine, Joao Santos Lopes réveille les douleurs d’une plaie encore béante, causées par le traumatisme engendré par les guerres de décolonisation portugaise.
Presse
Cinq hommes blancs au look à la « Reservoir Dog » du cinéaste américain Quentin Tarentino, une jeune femme noire séquestrée et victime : Madalena, une seule scène aux allures de no man’s land dans laquelle va se dérouler une scène d’une violence inouïe. Née du texte de l’auteur portugais Joao Santos Lopes, la pièce de théâtre Parfois il neige en Avril, aborde sans détour les formes multiples de la haine raciale des Blancs envers ceux dits « de couleur ».
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Excellemment interprétée par les comédiens, la pièce joue en permanence sur la notion de temps comme pour mieux signifier l’actualité et la vérité de la scène. Le présent, le passé et le futur s’entremêlent. Ils dévoilent jusqu’où la haine peut trouver ses racines et se développer.
Qui manipule qui ?
L’hommage au cinéma est permanent…
Un spectacle porté par une belle énergie par une distribution convaincante, pour l’essentiel issue de l’Ecole de la Comédie de Saint-Etienne.
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Coïncidence ou pas, Paulo Correia et ses complices de Collectif7 ont choisi de montrer cette pièce au public stéphanois dans la semaine anniversaire de la Révolution des Œillets du 25 avril 1974. Dans un décor qui rappelle l’univers des dessins d’Enki Bilal, des projections d’images et une bande son déversant ses rythmes violents, le jeune metteur en scène d’origine portugaise aborde frontalement la pièce de Joao Santos Lopes. Ses acteurs plongent dans les ténèbres avec un engagement dramatique jamais pris en défaut.…